Tribulations mentales
Description de l'article de blog : Liberté, prisons mentales, perceptions, et acceptations.
Laura Schläpfer
10/7/20261 min read
L'été 2025, j'ai quitté une longue relation, presque 8 ans passés avec une personne.
La fin de celle-ci paraissait être une épreuve, une grande tristesse, un déchirement. Le temps a passé, et comme tout le monde le sait, les peines passent, et après vient l'étape du "comment est-ce que j'ai fait pour rester tant de temps dans cette dynamique". Piège; ne pas ajouter de la culpabilité là où il y en a déjà trop eu.
Ma perception propre était altérée, à la recherche d'acceptation de sa part, comme s'il détenait les clés de mon intérieur. Je déléguais cette partie si importante à quelqu'un d'autre.
Lorsqu'un homme m'a complimenté à foison, je m'en suis rendue compte. D'un coup, je me sentais reine, prestigieuse, unique, exceptionnelle. A ce moment là je me suis dit "ce n'est pas possible d'être une girouette pareille au gré des compliments d'autrui".
"CEEEENTREE toi" me disait mon esprit. Reviens à ce que tu es, sans avoir besoin d'un avis externe. Sois libre de te sentir comme tu veux, indépendamment de toute perception externe.
Les compliments sont un bonus, je suis la mieux placée pour me connaître.
Pour renforcer cela, j'ai également entrepris de me faire prendre en photo, et de me dessiner, voici un exemple de ceci plus haut.
Une photo de moi qui me tord dans tous les sens, cachée par la peinture, où l'on voit mes pieds, mes mains, la courbure de mon dos, et ma tête a disparu. Cette position n'appelle pas à une description positive ou négative. Elle est. Un arbre n'est pas positif, beau, moche ou malsain, c'est un arbre. On peut aussi se passer de commentaire.
Comme expérience pour moi ça a été très enrichissant, lors du shooting je me sentais telle une plante, qui bougeait, mais là encore, rien n'est à juger, ce n'est que mouvement, torsion.


